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Théâtre vietnamien

La musique traditionnelle vietnamienne est extrêmement diverse selon les régions du pays. Il s’agit d’une musique modale avec deux modes principaux : Nord est de caractère joyeux et Sud est de caractère triste.
 
Marionnettes sur l’eau

L’une des attractions plus curieuses de Hanoï est le spectacle des marionnettes sur l’eau. Il s’agit d’un ancien art vietnamien qui représentent à l’aide de marionnettes dans le milieu aquatique, des scènres du quotidien de l’ancien accompagné par la musique et le chant traditionnel vietnamien.
Les marionnettes sur l’eau (roi nuoc), créées il y a plus de 900 ans sous le règne des Ly (1010-1225), nous interprètent les scènes de la vie quotidienne des paysans : repiquage de riz, partie de pêche… De couleurs vives, elles sont fabriquées dans un bois imputrescible. D’une hauteur moyenne de 40 cm, elles sont fixées à l’extrémité d’un long bambou et sont mues par des marionnettistes cachés derrière une natte de bambou, censée représenter la maison communale du village (dinh).  Le spectacle de marionnettes dure une heure et se compose de 16 balles sur un fond de musique traditionnelle et de pétards, les scènes de la vie rurale.
Chaque vignette représente la vie quotidienne au Vietnam depuis des années et des légendes anciennes. Les marionnettes, sculptées en bois laqué, des pêcheurs, des paysans représentant des empereurs, etc. L’œuvre entière est accompagné par la musique et la voix en direct qu’un petit orchestre traditionnel situé sur le côté gauche de la scène.

Nhac Cung Dinh

Le nhac cung dinh est la musique de Cour (quan nhạc, nha nhai ou nhạc dai noi) de Huê joués sur deux ensembles disparates jusqu'au XXè. Le Dai nhạc (« grande musique ») pratiquait la liturgie bouddhiste depuis le XIIIe siècle avec de 9 à 24 instruments. Le nhã nhạc (« Musique élégante ») ou tieu nhạc («petite musique »), avec de 9 à 14 instruments, basée sur huit répertoires différents fixés par Luong Dang depuis le XVe siècle pouvait jouer des musiques autres que celles de cour.

Hat Chau Van

Le hát chầu văn ou hát văn ou chầu văn est une musique spirituelle jouée pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte « dong bong ». Très rythmée, elle recherche la transe, et est chantée par l'un des musiciens qui l'accompagnent à la vièle « dan nhi » ou au luth « dan nguyet ».

Ca tru

Le ca trù (ou hát ả đào) est une forme de musique du nord du pays, avec un répertoire composé de chants cultuels, de rivalité ou de divertissement. Il n'y a pas de mélodie fixe car elle varie en fonction de la langue à tons. Cette musique populaire qui aurait été créée par Ả Đào, une chanteuse qui aurait charmé « l'ennemi » avec sa voix tandis qu'elle frappe une planchette de bois avec une baguette, accompagnée par un luth ou un tambour et souvent dansé aussi. La plupart des chanteurs du genre restent des jeunes femmes. Dans les années 1980, le genre a été revitalisé par le relâchement de la répression gouvernementale.

Cheo

Le ''Chèo" (« chant comique ») est un théâtre populaire apparu au Xe siècle dans le delta du fleuve Rouge, au nord du pays, il est considéré comme la plus ancienne forme d'opéra vietnamien existante. Le Cheo se distingue tout de même du Tuong sur plusieurs points : le chant du cheo est plus rapide, moins accentué et moins grave ; les personnages ne sont pas forcément rois et généraux ; les costumes sont plus réels; es décors simples.
On y chante et déclame avec des mots de tous les jours, en recourant à de nombreux proverbes et dictons. La plupart des mélodies sont d'origine paysanne. L'air enjoué du cheo se manifeste à travers le rire et la subtilité. Le bien et le mal sont les thèmes principaux. Il y a un échange constant entre la foule et les personnages, soit, dao (actrice), kep (acteur), lao (personne âgée), mu (matrone) et he (bouffon).

Cai Luong


Comparé au Tuồng et au Chèo, le Cải Lương est un opéra rénové reste encore populaire,   né dans le Sud au XIXè siècle, environ en 1816. A l'époque sévissait le conservatisme de la  cour même en musique. La population ne tarda pas à se révolter, chaque village avait sont cercle de musique d'amateurs, qui à l'origine, se contentait de jouer des airs instrumentaux. Des paroles furent ensuite ajoutées et les chants rassemblaient dans des numéros de scène. Aux chants qui à l'époque utilisaient la plupart des mélodies du Sud et du Centre, s'ajoutèrent des gestes et évolutions, ce qui donna le théâtre Cai Luong. En gagnant de larges couches populaires avec la mise en scène de poèmes et œuvres littéraires issus de contes populaires ainsi que de nouvelles créations sur des thèmes sociaux actuels.
Dans le Cai Luong, les instruments de chant excellent dans le lyrisme, grâce à un vibrato plus intense et plus subtil de la main gauche qui rend la suavité de l'accent du Sud Vietnam. Des innovations importantes, telles que des rideaux, décors... sont introduites. Le jeu des acteurs qui évoluent dans des décors suffisamment évocateurs, devient moins symbolique, moins forcé, plus naturel. Les acteurs étant aussi chanteurs alternent chants et prose rythmée avec le dialogue.
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